à Aubusson

Exposition « Aubusson, tapisseries des Lumières »

Au 17e siècle, Colbert, déclare Aubusson et ses ateliers de tapisserie « manufactures royales ». Un label de qualité qui servira leur rayonnement en France et en Europe, alors que la région connait déjà une longue tradition de la tapisserie de basse-lice.

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(fleurs tissées et carton en « grisaille »)

La meilleure circulation des matières premières (soies, teintures…) et les progrès techniques font de la tapisserie une véritable concurrente des tableaux de maîtres. Les tentures du 18e siècle sont d’ailleurs cernées d’un cadre tissé, imitant le bois sculpté et doré des tableaux. La qualité s’affine aussi, on passe de 4 fils au cm2 à 8 fils, pour les modèles les plus luxueux, on obtient alors des détails plus précis et délicats.

aubusson9  aubusson6(la tapisserie imite les éléments textiles comme les cadres sculptés)

(détail d’un paysage)

Les tapisseries sont des objets de luxe qui se doivent de suivre l’air du temps. Les thèmes sont à la mode de l’époque. Bibliques ou antiques dans un premier temps, on passe à des sujets légers, champêtres, exotiques et même galants.

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(nuage et détail)

Les visages sont parfois maladroits, mais les textures, détails, dégradés de couleurs et descriptions végétales sont admirables. On imagine les milliers d’heures, les mains usées et les innombrables fils de soie et de laine mis en oeuvre pour créer ces trésors textiles.

Les jolis mots : ensouple, grisaille, cartonnier

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