this is alive

L’homme imite la nature, la dompte, l’exploite, la gâche, l’admire tour à tour…

Des travaux de chercheurs, designers, étudiants et artistes sont rassemblés dans cette exposition exceptionnelle de la fondation EDF, sur le thème du design vivant, hybride mi-organique-mi-synthétique, et parfois même instinctif.

Idées, utopies et expériences en cours se mélangent, au point qu’on ne sait plus trop discerner le rêve de la réalité.

Voici quelques morceaux choisis, mais si vous avez manqué l’exposition, je vous recommande d’explorer le site web, très complet et dont les photos sont bien plus belles.

Le futur, c’est maintenant !

Philip Beesley, Radiant Soil

Inventer des constructions intelligentes, vivantes, ou des textiles inspirés de pommes de pin qui réagissent à la chaleur et à l’humidité :

vase en cire

Abeilles et bactéries sont mises à contribution pour créer des objets, des matières, des couleurs… La matière qui compose ces chaussures et ce blouson est faite de « cellulose microbienne », teintée à l’aide de végétaux, parfaitement biodégradable.

L’huître, l’air de rien, est une championne de la fabrication de nacre, et les chercheurs lui envient ce talent. Pour composer sa précieuse matière, elle capte des particules de céramique au fond de l’eau et synthétise des bio-plastiques (à partir de micro-algues). Ce n’est pas l’aspect irisé des perles qui intéresse l’industrie, mais bien la résistance incroyable de la nacre, 1000 fois plus costaud que la céramique grâce à son petit 5% de plastique.

Emile de Visscher montre ici un dispositif qui recrée ce miracle. Une bille de plastique ou de verre est plongée successivement dans un bain de céramique en suspension, dans de l’eau déminéralisée, puis dans une solution de plastique polarisé. Après un mois de dépôts successifs, la perle est terminée.

Bloc multiprise ou lampe torche, on fait pousser une courge dans ces moules spécifiques pour obtenir la forme désirée. Une fois le fruit séché, on le découpe, l’évide en partie pour y placer les composants électroniques, et l’objet est prêt. Adieu plastique, les coloquintes ont de l’avenir !

La science n’oublie pas la coquetterie. Biological Atelier, par Amy Congdon, propose de créer des bijoux en laboratoire, à partir de cellules souches prélevées sur le client. Le bijou, une fois terminé, serait greffé sur la personne.

En parallèle, le projet Biolace imagine des plantes modifiées dont la partie aérienne serait comestible, et les racines de belles dentelles odorantes.

BiolacePour terminer, ce bel objet aux allures de crabe mou est une maquette de « robotic jellyfish drone », super drone destiné à irriguer les cultures en cas de fortes chaleurs. Mi organique, mi robot, « il émergerait des rivières, gonflé d’eau fraîche, afin de voler au dessus des terres arides et de larguer l’eau nécessaire, selon des ordres communiqués par des agro-satellites de surveillance ».

Robotic jellyfish drone

Faites de beaux rêves…

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